G.Mercury & Cie

Le temps ne détruit pas la valeur : il la révèle

La finance d'arbitrage vit de l'instant. Les États qui s'industrialisent vivent de la durée. Entre les deux, il faut choisir son horizon.

Octobre 2026·5 min de lecture
GNALI GOMEZ Hervé, Founder & Managing Partner, G.Mercury & Cie
Le temps ne détruit pas la valeur : il la révèle

Un barrage se construit en cinq ans et produit pendant cinquante. Une ligne de chemin de fer se finance sur vingt ans et structure un territoire pour un siècle. Une usine de transformation du bois change le visage d'une région en une génération. L'industrialisation est une affaire de temps long.

La plupart des financements proposés aux États africains raisonnent pourtant à court terme. On cherche le meilleur taux du moment, la fenêtre de marché, l'arbitrage. Puis la dette arrive à échéance, les conditions ont changé, et l'État refinance dans l'urgence. L'actif est construit. Sa valeur, elle, s'est dissoute dans le service de la dette.

Nous pensons qu'il existe une autre voie.

Le sablier

Notre emblème est un sablier. Ce n'est pas un ornement. Il dit notre conviction : le temps ne détruit pas la valeur, il la révèle. Un actif bien conçu, bien exploité et bien gouverné gagne en valeur à mesure que les années passent. Ses revenus se stabilisent. Ses risques se dissipent. Les investisseurs qui l'ont accompagné dès le départ en recueillent le fruit.

Le sablier dit aussi autre chose. Quand on le retourne, ce qui était en haut passe en bas. Les contraintes d'un projet, une fois regardées sous un autre angle, deviennent des leviers de négociation. Un État qui manque de marge budgétaire dispose souvent d'actifs que personne n'a encore pensé à valoriser. Le changement d'angle est le début de la solution.

L'alliance

Au centre de notre emblème se trouve l'esperluette, le « & » de notre nom. Nous l'appelons le Nexus. Il résume notre métier : relier ce qui ne se parle pas assez.

  • Le capital et les États. Les investisseurs de long terme cherchent des actifs réels. Les États cherchent des partenaires patients. Ils se rencontrent trop rarement.
  • La finance et la diplomatie. Un montage solide sur le papier échoue s'il ne tient pas compte des institutions, des usages et des équilibres d'un pays.
  • Les marchés et les territoires. Un actif ne vaut que par l'économie qu'il sert : ses fournisseurs, ses clients, ses emplois.
  • La stratégie et l'exécution. Une vision sans calendrier ni gouvernance reste une promesse.

Le point de bascule

Nous intervenons à un moment précis. Celui où une situation est bloquée : un projet attendu depuis des années, un budget qui ne permet plus d'emprunter, des investisseurs intéressés mais sans cadre pour s'engager. Ce moment appelle une nouvelle architecture financière, sans dette souveraine.

Notre rôle n'est pas de conseiller de loin. Nous concevons le montage et nous l'arrangeons, avec l'État et pour lui. Le cabinet propose. L'État décide. Il reste propriétaire de ses actifs, et ce qui a été bâti lui revient.

Choisir son horizon

Nous ne promettons pas des résultats rapides. Nous proposons une méthode de travail patiente, qui prend le temps de qualifier un actif, de le rendre finançable et de réunir autour de lui les bons partenaires. C'est plus exigeant. C'est aussi la seule manière de construire une valeur qui dure.

Le temps est notre allié. Nous souhaitons qu'il devienne aussi celui des États avec lesquels nous travaillons.