Une société de projet par actif : isoler le risque pour attirer le capital privé
Pourquoi le cantonnement juridique et comptable de chaque infrastructure au sein d'un véhicule dédié (SPV) est la condition première d'un financement sans dette souveraine.

Lorsqu'un investisseur institutionnel ou un prêteur examine un projet d'infrastructure ou d'industrie en Afrique, sa première préoccupation porte sur la lisibilité des flux et l'étanchéité du périmètre qu'il finance.
Loger chaque actif au sein d'une société de projet dédiée (Special Purpose Vehicle — SPV) répond directement à cette exigence.
L'étanchéité bilancielle
Une société de projet n'a qu'un seul objet social : construire, exploiter et maintenir un actif clairement identifié. Elle détient ses propres contrats de fourniture, ses propres contrats de vente, ses comptes bancaires dédiés et sa propre gouvernance.
Pour l'État, cette architecture garantit que le financement est strictement sans dette souveraine : les prêteurs et investisseurs sont rémunérés sur les seules recettes de l'actif, sans recours contre le budget national.
Pour les bailleurs et co-investisseurs, l'isolement dans un SPV empêche que les aléas d'une autre activité ne viennent affecter la trésorerie du projet financé.
Faciliter le co-investissement et le suivi d'exécution
Disposer d'un véhicule par actif permet également d'associer, autour d'un même tour de table, un partenaire industriel de référence, des institutions de développement et des investisseurs privés, chacun disposant d'une visibilité complète sur les comptes audités et les indicateurs d'exploitation.
